Le piège commence souvent avant même l’appel : sur une annonce qui promet un prix imbattable pour ouvrir une porte. Quand on est dehors, la clé enfermée, le soir tombant, on lit à peine ce qui s’affiche et l’on compose le premier numéro venu. Les mauvais dépanneurs comptent sur cette urgence. Voici de quoi garder la tête froide, et payer le juste prix.
Les signaux qui doivent vous alerter
- un prix annoncé « à partir de » très bas, sans que rien ne soit précisé sur ce qu’il comprend
- un interlocuteur qui ne dit ni son nom ni où il se trouve, et qui rappelle depuis un autre numéro
- un « on verra sur place » quand vous demandez le montant
- un diagnostic qui dit systématiquement qu’il faut percer ou tout remplacer
- un paiement exigé en liquide uniquement, sans facture détaillée
- un papier à signer avant que le prix soit écrit
Un seul de ces signes ne suffit pas à condamner quelqu’un, mais deux ou trois ensemble doivent vous faire raccrocher.
Les questions à poser avant d’accepter
- Quel est le prix total, déplacement et main d’œuvre compris ?
- Ce prix change-t-il si j’habite à l’étage ou si j’appelle le soir ?
- Combien de temps avant que quelqu’un arrive ?
- Faudra-t-il percer ou remplacer quelque chose, et à quel prix ?
- Aurai-je une facture détaillée, avec la marque des pièces ?
Un artisan sérieux répond sans hésiter à ces cinq questions. S’il s’agace, c’est déjà une réponse.
Ce que fait une facture honnête
Elle détaille le déplacement, la main d’œuvre et chaque pièce, avec la marque et le modèle. Elle reprend le prix annoncé au téléphone. Elle porte le nom de l’entreprise et ses coordonnées, pour que vous puissiez la joindre en cas de souci. Elle vous sert aussi auprès de votre assurance : on y reviendra dans la page sur le serrurier et l’assurance.
Le juste prix, c’est quoi ?
Le juste prix n’est ni le plus bas ni le plus haut : c’est celui qui correspond au travail réellement fait, expliqué avant l’intervention. Une porte claquée, rouverte sans dégât en quelques minutes, ne justifie pas un forfait de perçage. Pour la nôtre, le point de départ est 79 €, et la page des tarifs détaille comment le reste est calculé. Pour une prestation sans tarif affiché, le prix est annoncé au téléphone avant le déplacement, sans fourchette floue.
Comparer quand on a le temps
Si vous n’êtes pas dans l’urgence, demandez deux ou trois prix pour la même prestation, avec les mêmes pièces. Si l’un d’eux est étonnamment bas, demandez ce qu’il comprend. Si l’un est étonnamment haut, demandez pourquoi. Et si l’artisan refuse de répondre précisément au téléphone, ne le faites pas venir.
Une scène près de la gare
Imaginez un soir de semaine aux abords de la gare de Bourgoin-Jallieu : un voyageur rentre de Lyon et sa porte ne s’ouvre plus. Sur son téléphone, trois annonces promettent un « dépannage immédiat à prix cassé ». Il appelle la première, on lui répond « on verra sur place ». Il raccroche, relit, et choisit de demander un prix tout compris à quelqu’un qui accepte de le lui donner. La différence entre les deux appels tient à une seule phrase : « Combien, au total, et le prix change-t-il sur place ? »
Si le mal est déjà fait
Vous avez payé trop cher ou fait poser une serrure inutile ? Gardez la facture, les photos et tout échange écrit, puis contactez votre assureur et, au besoin, les associations de consommateurs. Si la serrure posée ne vous convient pas, vous pouvez faire contrôler le travail : un second avis vaut toujours mieux qu’une porte mal sécurisée. Pour une intervention urgente en toute transparence, voyez le dépannage d’urgence, et pour la liste de ce que nous faisons, nos prestations.
Notre promesse est simple : prix annoncé, prix facturé, par des serruriers du Nord-Isère qui annoncent le prix d’abord.
Un doute sur un devis ou une annonce ? Appelez le 06 13 04 02 22 et demandez le prix : vous l’aurez avant que quiconque ne bouge.